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À vos frigos
Manger tout tout tout ce qu’on achète, ce n’est pas facile, pas vrai ? La plupart du temps, on finit par dire adieu à certains aliments parce qu’ils ont vieilli trop vite. Et si on pouvait arrêter le temps pour ne pas que ça se produise ? Et bien non, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui ! Je préfère plutôt aborder un sujet sur lequel nous avons un peu plus de contrôle : les habitudes en cuisine.
Gaspiller un peu de nourriture par ici et par là, c’est plutôt toléré dans notre société. Mais qu’en est-il à l’échelle de l’individu ? Chaque personne est différente. Certaines se sentent coupable, d’autres s’en moquent complètement. Évidemment, on ne recommande ni l’un, ni l’autre de ces extrêmes… J’aimerais partager une pratique, certes rudimentaire, mais ô combien efficace dans la lutte au gaspillage alimentaire. Il s’agit de créer son bouillon avec ses légumes et restes de carcasses.
Simple ou compliqué ?
Inutile d’être très expérimenté en cuisine ou d’avoir énormément de connaissance au sujet de la lutte au gaspillage alimentaire pour l’essayer. Comme débutant, c’est même un excellent point de départ ! L’idée est tout simplement de réunir plein d’aliments peu attrayants pour en faire un délicieux bouillon qui nous coûtera mois que rien. Qu’est-ce qu’on y met ? Tout ce qu’on a de moisi – ouiiiiiii! (je blague…). On y met plutôt des légumes défraîchis qu’on ne se sent pas à l’aise de transformer, des bouts de carottes ou d’oignons, des pelures et tiges de légumes lavés … Il ne faut pas avoir peur d’essayer ! En fait, tout ce qui détient un potentiel pour faire un bouillon pourrait y trouver une deuxième vie avant de prendre le chemin du bac brun. Parce que si votre brun déborde en 2 jours, c’est qu’il y a peut-être un potentiel inexploité ! En gardant un sac bien identifié au congélateur, on y accumule les parures, une action qui prend autant de temps que de trier le compost. D’accord, c’est un peu plus long, mais seulement de quelques secondes !
© Louis-Philippe Potvin
Quand le sac est plein, c’est le temps de passer à l’action! Il suffit d’ajouter tout le contenu du sac dans une casserole, immerger, et faire mijoter. On peut également ajouter des épices simples à portée de main, sans trop se compliquer la vie. Pour prendre le raccourci, c’est le crock-pot qu’on choisit. Pour maximiser le goût, on prend un détour par le four et on grille tout. Une fois refroidi, l’idée est d’en faire des cubes au congélateur.
© Louis-Philippe Potvin
Mais ça donne quoi tout ça ?
Factuellement, cette petite pratique zéro-gaspi permet d’économiser autant de bouillon qu’on en consomme. Pour certains, c’est 30$ par année, et pour d’autres, c’est 150$. Ça permet aussi de dire adieu à tous les composés au nom douteux qui se retrouvent dans la liste d’ingrédients : un plus pour sa santé. Fini les angoisses causées par un manque de bouillon devant le livre de recette, il n’en manquera plus jamais !
Un petit geste à la fois
© Louis-Philippe Potvin
Au-delà de tous ces petits gains, faire son bouillon a quelque chose d’encore plus significatif. C’est une action qui ancre sa détermination personnelle à vouloir continuer de réduire son gaspillage alimentaire. On s’entend qu’un bout de carotte qui va au bouillon plutôt qu’au compost, ce n’est pas ce qui va régler tous les problèmes de la Terre ! Mais c’est clairement une pratique qui, à terme, consolide son intention de vouloir en faire un peu tous les jours, à sa façon, tout en y retirant un certain bénéfice.
Alors, qu’est-ce que vous avez à perdre ?
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