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Bikepacking : L’aventure minimaliste à vélo

10 août 2021 | Par Catherine La Branche Chabot
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À travers nos voyages, nous cherchons souvent à découvrir de nouveaux endroits, de nouvelles cultures. L’Humain est né nomade après tout! Or, même si explorer de nouvelles contrées nous permet de satisfaire notre curiosité, de développer une sensibilité et une ouverture d’esprit face à la différence, le voyage est aussi souvent synonyme de tourisme de masse. Nous prenons l’avion et nous aménageons des bords de mer, nuisant sans surprise aux différents écosystèmes. Il semble donc essentiel de réfléchir à une manière d’explorer différemment.

Comme le mentionne Rodolphe Christain dans Le manuel de l’antitourisme : “Mieux vaut privilégier le chemin à la destination et disparaître plutôt qu’apparaître partout”. C’est là où l’exploration à vélo prend tout son sens et où le bikepacking, sous-branche émergente du cyclotourisme, répond à une nouvelle réalité : se satisfaire d’un goût pour l’aventure dans une perspective minimaliste, à la fois à travers le matériel et l’empreinte carbone.

Des manières différentes d’explorer à vélo

La différence entre le cyclotourisme et le bikepacking est principalement sur le plan du confort et de la philosophie de la pratique. Alors que le cyclotourisme est davantage considéré comme un voyage à vélo, le bikepacking est lui plutôt vu comme une randonnée à vélo, une version simplifiée du cyclotourisme garantissant plus d’aisance et de liberté. Avec un poids bien calculé, cela permet plus d’agilité, la fatigue prend davantage de temps à s’installer et l’autonomie est améliorée. En sélectionnant avec attention ce que l’on emporte, un nouveau monde de possibilités s’ouvre à nous. Nous pouvons aller plus loin, plus longtemps!

Alors que les systèmes de bagages de cyclotourisme répartissent généralement la charge entre quelques grandes sacoches, le bikepacking implique une flotte de différents types de sacs plus petits. Il s’agit de pouvoir voyager léger pour avaler plus de kilomètres et explorer davantage hors des routes pavées. C’est pourquoi la plupart des bikepackers font le choix d’éliminer les portes bagages pour avoir des sacs de taille réduite fixés directement sur le cadre du vélo.

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Si vous êtes prêt à faire un compromis sur le confort, êtes un.e fan de camping (plutôt sauvage) et êtes prêt.e à adopter des pratiques plutôt rudimentaires, bonne nouvelle : peu importe votre vélo, vous pourrez pratiquer le bikepacking! C’est en partie la flexibilité et la capacité d’adaptation d’un vélo de course, d’un gravel ou bien d’un VTT qui fait qu’il y a de plus en plus d’adeptes de bikepacking.

La philosophie derrière le bikepacking

Le matériel est étroitement lié à la philosophie de cette nouvelle pratique. Le retour à l’essentiel, l’art de réduire nos bagages, épurer notre vélo, nos besoins et notre façon d’être. La frugalité est indissociable du bikepacking, mais est loin d’être synonyme d’ennui ou de limitations, bien au contraire.

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Certain.e.s cyclistes vont même plus loin, en y trouvant une forme de contestation sans violence, où la dimension politique et sociale nous amène à contre-courant des réalités de surconsommation actuelles. Avec le bikepacking, il suffit de rouler pour apprécier l’évasion. Il y a quelque chose de méditatif voire thérapeutique à se retrouver derrière son guidon à vouloir parcourir les kilomètres.

Le bikepacking nous confronte aussi à notre vulnérabilité face à l’environnement et aux éléments. Comment réagirons-nous, équipé du strict minimum, face à une chaleur accablante, une pluie torrentielle? De la même manière, en arrivant quelque part, il est probable que notre allure (et notre odeur) nous valent d’être remarqué.e et de nous sentir vulnérable face à la conception qu’ont les autres de nous. Le plus souvent, cela crée des occasions de s’ouvrir aux autres pour des échanges riches que nous n’aurions pas eu autrement!

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Le bikepacking est donc avant tout une expérience axée sur l’espace, la nature et la simplicité, à contre-courant d’une industrie touristique motivée par l’économie et les idées de grandeurs. Beaucoup d’adeptes vous confirmeront que se dépasser et se déplacer avec peu d’équipement pour partir à la découverte de soi, des autres et de paysages inédits vaut tous les voyages à l’autre bout du monde. Les opportunités de découvrir ou redécouvrir différemment notre région, notre province ou notre pays ne manquent pas et elles sont autant d’options pour nourrir notre soif d’aventures sans que la planète paie l’addition. À vous de trouver la formule qui vous convient!



Directrice des ressources humaines

Catherine La Branche Chabot

Enthousiaste à l’idée de tendre vers un mode de vie minimaliste, Catherine est toujours à la recherche d’alternatives plus durables. Animée par la résolution de petits et grands problèmes, elle souhaite apporter des solutions concrètes et responsabilisantes. Vous la trouverez autour d’un verre ou d’un café en train de philosopher sur les comportements humains et de leurs impacts sur les organisations.

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